Vitalium, Valentine !_2017

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Un film de: Jean-Charles FITOUSSI 
Production: Aura été Productions, Atopic

En co-photographie avec Sébastien Buchmann, Tom Harari et  Julien Roux

Interprétation: Frédéric Schiffter, David Brouzet, Serge Reboul, Philippe Irrmann, Guillaume Gallienne, Jacqueline Queneau, Adeline d’Hermy, Xavier Bonnet, Françoise Forget, Valentine Krasnochok, Christelle Piccarreta, Emmanuel Levaufre, Gérard Paquet, Guillaume Leingre

Tourné en Canon 5D

2017 – Fiction – 60 mn – 1,33 – Couleur

Projections:  FID Marseille 2017, compétition française.


 

« Vitalium Valentine ». Le titre du film est en fait une injonction. Valentine est l’assistante du  professeur William Stein (arrière-petit-fils de Victor Frankenstein !), et il faudrait lire : « Vitalium, Valentine ». C’est dans cette virgule, ce petit accroc, que se dissimule le grand pas de côté du cinéma de Jean-Charles Fitoussi. Au sein d’un majestueux château de la Drôme (Grignan), toute une famille se voit figée à jamais dans le temps par la science du professeur Stein. À l’aide des deux produits que sont la Résurrectine et le Vitalium (inventés par le Martial Canterel de Raymond Roussel), et de traces d’ « ADN-mémoriel » trouvées dans les entrailles du château, Stein fait revivre devant nos yeux les anciens occupants des lieux, utilisant les corps endormis comme réceptacles de ces intrigants zombies. Passés les oripeaux malicieux du réalisme, la fausse tranquillité de Vitalium Valentine s’ouvre aux embranchements et à d’autres connexions inattendues. L’expérimentation de Stein devient errance amoureuse et nous plongeons avec lui dans une grande étendue d’émotions inattendues : de la grande fragmentation des destinées, le spectateur en ressent pourtant l’unité. Elles sont semblables au film qui joue à s’éparpiller sans jamais se disperser. Chez Fitoussi comme chez Tourneur, le réel filmé se suffit à lui-même. On ne cherchera pas à expliquer comment devant nos yeux parviennent à se déployer tant de temporalités. Simples mortels, nous n’avons, comme seul outil de mesure à notre portée, que le vertige du temps.

 


Le nouvel épisode de l’œuvre construite par Jean-Charles Fitoussi et dont le titre général est le Château de hasard. L’histoire d’un riche châtelain qui tue toute sa famille pour s’en libérer tout en offrant les cadavres et son château à un certain William Stein, arrière-petit-fils de Victor Frankenstein, pour qu’il s’adonne librement à ses expériences de résurrection…

« Les créatures de Frankenstein sont composites, un bras par-ci, un oeil par-là, et ne savent pas qui elles sont. Or chacun d’entre nous est tout aussi composite et nous n’en savons pas davantage sur notre identité. Dans Vitalium, Valentine !, ce trouble de l’identité confine à la dépossession puisque les créatures deviennent entièrement autres, vidées de leur première substance. Nous sommes tous des zombies qui s’ignorent. » J.C.F.


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